Si la première question posée en découvrant ce nouvel article est « A-t-elle suffisamment avancé sur tous ses projets en cours pour se permettre de publier un nouveau A&L ? »
La réponse est : une petite pause s’impose !
Je vous propose donc plutôt de découvrir aujourd’hui un fantastique artiste dont les œuvres sont devenues si inspirantes lors de mes phases d’écriture que j’ai fini par lui dédier un peu de mon temps afin de vous le présenter. Pour celles et ceux qui ont déjà parcouru l’article consacré à l’incroyable Peter brown (Pete the street), vous comprendrez que Pascal Campion s’inscrit lui aussi dans ce courant d’artistes dont les thèmes de prédilection sont l’intimité, la famille et les scènes de vie. Je suis tout simplement émerveillée à chaque fois que ce dernier publie une nouvelle illustration, heureuse de le retrouver lui, ainsi que sa femme et ses enfants. Ce sont des œuvres qui me parlent tout simplement. L’esthétisme, la poésie et une grande tendresse sont à chaque fois perceptibles à travers elles. Autant avouer que dans cette période de spleen hivernal où l’on a plus facilement tendance à broyer du noir, ces petites illustrations parviennent – en une fraction de seconde – à redonner le moral. J’espère désormais qu’il en sera de même pour vous !

Parcours
Je ne vous apprendrai rien de nouveau sur la vie privée de cet artiste ! Mon but n’étant pas de faire une biographie, mais de présenter son art. Je peux néanmoins vous dire qu’il est aujourd’hui marié à une femme lui servant d’inspiration dans quasiment toutes ses illustrations, ainsi que l’heureux papa de trois enfants comprenant une fille et deux jumeaux ! Franco-américain, il a quitté les États-Unis lorsqu’il avait trois ans pour venir vivre en France. Son frère fut l’un des premiers à l’initier au dessin et c’est notamment grâce à ce dernier qu’il put faire ses premiers croquis numériques. En 2005, il retourne en Amérique afin de s’installer avec son épouse dans la baie de San Francisco. Dès 2006, enfin, Pascal Campion commence à publier sur les réseaux ses illustrations. Il fait sensation, s’inscrivant à son tour dans une longue liste d’artistes utilisant leur talent pour parler de leurs familles. Il appelle cela des Moments of life (scène de vie) et en produit jusqu’à 6000 aujourd’hui visibles sur sa page Facebook. La consécration vient en 2013 lors de son exposition à la Galerie Arludik de Paris. Le train est désormais bien lancé et Pascal Campion est aujourd’hui reconnu comme une véritable référence dans les arts numériques au point de participer à des projets pour Disney, Dreamworks et bien d’autres encore. Il produit notamment des couvertures pour le magazine The New Yorker (comme celles présentées ci-dessous !)





Instants intimes
Tous les instants de vie méritent d’être immortalisés. C’est sans-doute à cela que songe Pascal Campion lorsqu’il réalise ses illustrations. Il n’est pas nécessaire de ne présenter que les événements importants tels que des mariages, des anniversaires ou des remises de diplômes. Non, il transparaît dans toutes ses œuvres une véritable volonté de nous partager ses moments les plus intimes. Comme s’il avait conscience du caractère éphémère de ces instants, il nous les délivre avec une douceur et une sincérité à chaque fois bienveillante. Elles ne sont pourtant pas toutes joyeuses, bien au contraire. Car il réside également dans son travail honnête et sensible d’autres aspects de vie moins drôles tels que les coups de déprime ou les moments d’introspection.


La couleur est toujours d’une incroyable justesse, permettant ainsi à celles et ceux qui contemplent ses œuvres, de pouvoir littéralement s’immerger dedans. Son talent réside notamment dans le fait que nous ne pouvons nous empêcher de nous mettre à la place de ces personnages présentés. Ces instants sont comme des moments de mémoire partagés. Nous avons tout simplement l’impression de les avoir vécu ou de faire partie intégrante de sa vie. Les traits sont toujours précis sans pour autant verser dans un réalisme excessif ; empruntant ici bien plus volontairement à des visuels habituellement vus dans les films Dreamworks ou les Disney pour lesquels il lui arrive justement de collaborer. Mais si le dessin paraît s’adresser à des enfants, il n’en reste pas moins destiné à tous les publics, adultes en premier. Il semble alors régner – même dans les œuvres les plus sombres – des éléments réconfortants et tendres. L’artiste parvient ainsi à véhiculer de nombreux messages et ces derniers ont notamment fait partie de quelques illustrations produites lors des confinements dus au COVID. Dans l’œuvre ci-dessous, il parle justement des personnes qui ont continué de livrer durant l’épidémie ; ces petites mains grâce à qui de nombreux habitants cloisonnés à travers le monde ont pu bénéficier de repas et un peu d’humanité.

D’autres scènes où se dégagent de la mélancolie emprunte d’une infinie tendresse…



Le père de famille
À l’image de l’illustratrice Margaux Motin – très connue en France – Pascal Campion se sert de ses illustrations pour parler de parentalité. Si les scènes peuvent être particulièrement drôles, il ne cache pas non plus les moments les plus difficiles comme pour ses autres thématiques abordées. C’est sans-doute la raison pour laquelle nous parvenons une fois de plus à nous immerger aussi bien dans son art. Toujours aussi sincère, nous réalisons que la vie de parents n’est pas simplement faites d’instants merveilleux. Bien au contraire ! Il n’en demeure pas moins que même dans les moments les plus compliqués, une certaine forme de douceur peut exister.





Romantisme
Cela ne fait absolument aucun doute, les illustrations de Pascal Campion s’inscrivent parfaitement dans un genre romantique. Les différentes palettes de couleurs, si elles restent la plupart du temps dans des tonalités pastels, nous laissent toujours entrevoir des instants touchants. Une fois encore, l’immersion est totale et nous découvrons ainsi le couple dans leur plus belle intimité. Un coucher de soleil, un baiser sous la pluie ou un moment anodin devant un film, absolument tous les moments partagés peuvent faire l’objet d’une illustration en étant à tout jamais immortalisés. N’est-ce pas, après tout, l’objectif même de l’art ?




Les paysages majestueux
L’art numérique permet un panel de possibilités infini. Si l’inspiration impressionniste est saisissante dans les œuvres de Pascal Campion, nous découvrons à travers ces paysages et autres panoramas d’innombrables scènes contemplatives et poétiques. Ici aussi nous retrouvons cette signature magnifiant des instants vécus ou peut-être seulement rêvés. Mais qu’importe finalement ? Je vous laisse désormais en profiter pleinement comme il m’arrive de le faire lorsque je cherche de l’inspiration…




Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui ! J’espère que vous avez apprécié et vous dit à bientôt pour un nouvel article d’A&L.


