Résumé du livre : Juste ici
Pour débuter
Voici le premier tome de la quadrilogie appelée June ! Pourquoi ce titre ? Eh bien, il s’agit tout simplement du prénom de la principale protagoniste que vous pourrez suivre à travers une narration écrite à la première personne. Lorsque mon entourage, amis auteurs, famille, etc… m’ont demandé s’il s’agissait d’un livre autobiographique, je leur ai répondu que non. Cette histoire n’est pas la mienne, mais celle d’une jeune femme probablement bien plus courageuse que je ne le serai jamais. Son récit est ponctué de nombreuses rencontres – bonnes et mauvaises – qui délivreront à leur tour leurs propres points de vues. Ses expériences et ses batailles sont avant tout les siennes. Elles feront très probablement échos à de nombreux autres membres de la communauté et d’ailleurs, mais il me semble nécessaire de rappeler qu’il s’agit d’une fiction inspirée de faits réels certes, mais ne représentant en aucun cas une histoire vraie avec un personnage existant.

Naissance du projet
J’ai débuté l’écriture de ce récit lorsque je me trouvais à une période charnière de ma vie. Ne sachant pas exactement dans quelle direction j’allais ni même si je parviendrais à terminer un premier chapitre, je me suis tout simplement mise à taper frénétiquement sur mon clavier. Il y avait une histoire que je voulais raconter, celle d’une jeune femme ayant fui sa vie et sa famille depuis de nombreuses années et devant y retourner pour une raison suffisamment grave pour la contraindre à affronter ses démons. Si je ne me trouvais pas dans ce cas de figure à proprement parlé, j’ai puisé dans mes propres peurs pour raconter celles de ce personnage nommé June. En commençant à aligner les premiers mots, ainsi que les premiers dialogues, j’ai fini par trouver dans son parcours la force de me révéler au grand jour. Pour cette raison, j’ai écrit les deux cent premières pages avant de faire une pause pour mettre un peu d’ordre dans ma vie et m’accorder un nouveau départ. Ce n’est alors qu’une année plus tard que j’ai repris la rédaction et suis parvenue à achever ce premier tome. Ce temps d’arrêt m’a permis de prendre du recul et d’aborder la seconde partie du roman avec moins d’empressement et de manière plus lucide. Je ne le regrette pas et je suis plutôt satisfaite aujourd’hui du résultat.
Une ambition
La honte de mon père n’est qu’un premier volet d’une quadrilogie. Ce n’est clairement pas ma plus grande réussite littéraire pour de nombreuses raisons assez évidentes (dépression, pause assez longue, etc…). J’ai néanmoins pour ambition de continuer sa correction jusqu’à obtenir une totale satisfaction, quitte à devoir y passer encore pas mal de temps. Je pense qu’il le mérite amplement et pourrait être apprécié par un large public. Les premiers retours (de mes proches certes) ont été assez dithyrambiques. Suffisamment en tout cas pour m’inciter à écrire le deuxième tome intitulé La sœur oubliée et même le troisième Le fils promis.
Le Roman : reflet de la société américaine
On m’a souvent posé la question. Pourquoi avoir placé cette histoire aux Etats-Unis ? N’aurait-il pas été plus pertinent de la placer en France, là où vivront potentiellement tous mes lecteurs ? Je fais partie d’une génération ayant grandi avec les films hollywoodiens et les séries policières américaines. Je ne m’en cache pas, cette pop culture outre Atlantique exerce une véritable influence sur mon écriture. Mes études d’Histoire m’ont également permis de m’intéresser à ce pays de façon plus intellectuelle et pragmatique. J’ai ainsi ouvert les yeux lorsque j’ai compris que derrière toutes les strasses et les paillettes se trouvaient un monde emprunt de paradoxes et d’inégalités. Je vois dès lors, à travers mon regard d’européenne et française, tous les travers d’une société se voulant pourtant à la pointe dans tous les domaines. Sans pour autant me montrer critique, j’ai réalisé que ce pays – brassage multi-ethnique et multiculturel – était à la fois devenu un rêve et un cauchemar où se côtoient le meilleur comme le pire. Pour cette raison, je me suis particulièrement intéressée aux droits des personnes transgenres américaines. Si les médias sont ponctués de célébrités hautes en couleurs possédant des parcours incroyables, quid des transgenres modestes ou en rupture totale avec la société ? J’aurais très bien pu, certes, trouver peu ou prou les mêmes problématiques en France. Mais au gré de mes investigations en lisant les parcours et témoignages de femmes et d’hommes trans, j’ai compris qu’il y aurait matière à écrire une véritable histoire s’inspirant de tous ces parcours. De toute évidence, des personnes trans francophones (France, Canada, Belgique, Suisse, etc…) pourront très certainement s’identifier à travers les personnages proposés tout au long du récit. Car n’oublions pas que l’histoire l’américaine est aussi un peu la nôtre.

Engagement
Fille de la honte est un roman engagé pour les droits des personnes LGBTQ+. Je n’ai pas besoin de m’en cacher et d’édulcorer le message pour que cette histoire puisse mieux passer. De nombreuses thématiques et sujets sensibles sont ainsi évoqués : droits des personnes trans, féminicides, patriarcat, violence policière et sociale, violence carcérale, récupération et opportunisme politique. Si le récit est bien celui vu à travers les yeux d’une jeune femme transgenre, il n’en reste pas moins ouvert à tout le monde. Comme une prise de conscience sur notre société actuelle, avec ses failles mais aussi ses nombreuses qualités, le roman cible des zones douloureuses qui ne plairont certainement pas à un certain public (faudrait-il encore qu’ils achètent et lisent ce livre !).
